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Je suis très attaché à la figure de l'artiste-chercheur. Mes articles sont fortement ancrés dans ma pratique artistique et s'inscrivent dans la tradition des textes poétiques.

Ils décrivent un atelier singulier où, sons et musique, dessins et installations sont brassés par un même mouvement centrifuge : la plasticité.

Mots clés: interdisciplinarité, intermédialité, transdisciplinarité, art sonore, plasticité, sémiotique plastique, écopraxie

Keywords: interdisciplinarity, intermediality, transdisciplinarity, sound art, plasticity, plastic semiotics,ecopraxis

January 03, 2023

Avant que vous ne les lisiez, j’aimerais apporter quelques éclaircissements concernant l’écriture de ce présent ouvrage et du manuel d’arts plastiques tome deux, son double (quoiqu’il ne soit pas seulement l’ombre de ce premier livre,). Je ne voudrais pas que mon projet soit mal interprété, dans la mesure où s’inscrit a priori entre ces deux objets un manque apparent, le lieu d’où je parle, le lieu où ont été écrits ces deux livres et où ils retournent pour en devenir une partie essentielle de ce qui s’y trame ― l’atelier !

January 03, 2023

  1. «Crin de cheval sur boyau de chat ». 

 

Marcel Duchamp, qui excelle dans les aphorismes, exprime ici son point de vue à propos de la musique. La formule est lapidaire, mais personnelle. Tous les artistes du siècle ne vont pas nécessairement partager cette sentence. Pourtant, elle illustre parfaitement les relations ambiguës que vont entretenir les arts plastiques et la musique à l’aube de notre modernité. Les avant-gardes du 20ème siècle ont témoigné d’un intérêt mitigé concernant les arts du son, jugeant la musique − pour beaucoup d’entre eux − pétrie de bons sentiments, subjective, utile à la seule expression d’états d’âme et donc inadaptée à rendre compte de la réalité objective.

February 23, 2023

Le motif de la fadeur, déplacé au son, offre une alternative à la pensée de l’objet sonore proposée par P. Schaeffer : d’une part, le « fade » libère l’objet sonore de ses représentations arbitraires ; d’autre part, son motif suggère d’autres modalités de composition dont les manipulations seraient d’ordre plastique, non pas a priori et mathématiques, mais gestuelles et corporelles, incitées par une circonstance d’émission.

Mythologies de « BRUIT »

May 28, 2023

« Bruit » devient paradoxalement ce qui est de plus éloigné de l'entropie sémantique qu'il désigne : une notion qui tend plutôt à l'homéostase des discours et des expériences sensibles qu'il engage, à la redondance massive jusqu'à la négation du bruit lui-même (de l'accidentel). Bref, « bruit » n'aurait-il pas définitivement intégré l'axe de régulation du méta-discours artistique et esthétique ? Et probablement un axe de régulation du méta-atelier.

PENSER L’ARTISTE-CHERCHEUR AUJOURD’HUI : POSITIONS, PROPOSITIONS

January 01, 2020

Cet article tente de reposer les spécificités du travail artistique. S’appuyant sur une sémiotique « plastique », il insiste sur les différents jalons de l’atelier contemporain : l’œuvre ou l’]œ[ , le spectateur ou ]ssspectateur[ et son milieu circonstanciel. Ainsi le méta-atelier idéal de l’artiste-chercheur rêvé décrit dans cet article, est un méta-atelier fait d’expérimentation collective, de ratures et d’ébauches et de rencontres sensibles. Un espace qui ne serait être virtuel ou conceptuel, mais qui serait un espace réel ou se pourrait se ré-écrire sans cesse l’horizon intime, social et cosmogonique d’une société en mouvement. Dès lors, son avènement ne serait pas sans poser les limites de la méthode et de l’évaluation de la recherche artistique à l’université aujourd’hui, ainsi que de l’économie et des infrastructures qui lui sont dédiées.

 Mathevet, F. (2014). Penser l’artiste-chercheur aujourd’hui : positions, propositions. p-e-r-f-o-r-m-a-n-c-e , 1 (1). http://www.p-e-r-f-o-r-m-a-n-c-e.org/?p=377&lang=fr

SEMIOTIQUE PLASTIQUE ET PRATIQUE MUSICALE AU RISQUE DE LA PLASTICITE

January 01, 2020

Mon travail artistique est protéiforme et cherche toujours des occasions de se mettre dans des positions funambules où l'équilibre est difficile à tenir. Ainsi, je n'ai jamais voulu choisir entre mon travail de compositeur (musique électroacoustique et musique mixte) et mon travail de plasticien. Le son et la musique voisinent avec la photographie, la vidéo, le dessin et l'installation dans la tradition inaugurée, dans mon panthéon personnel, par Morton Feldman : une pratique « entre catégories ».

Plastir n°29 – 12/2012

Circonstance, couture, contamination : Figures choisies d’une pratique entre catégories

January 01, 2020

Cet article décrit les rencontres arts plastiques et musique qui se trament dans un atelier singulier, le mien. Voilà maintenant plus d’une dizaine d’années que l’ensemble de mes propositions artistiques questionne « entre autres » les limites entre le champ des arts plastiques et celui de la musique. Selon moi, la séparation classique entre les arts, héritée de notre tradition philosophique, décrit une ontologie, une métaphysique et une « mécanique » que le monde récent a bouleversées. De ce fait, nous nous intéresserons à une toute autre dynamique, celle d’une plasticité qui nous permet de penser la relation arts plastiques/musique plutôt comme une poïétique de la couture, où le visuel et le sonore se glissent, se heurtent, se contaminent dans une sorte d’unité disjonctive. De surcroît, l’article proposé sera lui-même fait de coutures, dans la mesure où le sens ne va pas naître d’une dissertation rudement menée, mais apparaître d’une suite de figures, celles de la gymnastique de l’artiste au travail, développant certaines dynamiques propres à mon atelier où le parfum qui se répandra de ces rapprochements nous éclairera sur une écriture musicale plastique faite de branchements fautifs entre le sonore et visuel.

Filigrane : « Musique et Arts plastiques », N°16, 2013

Transmettre par la pratique

January 01, 2020

Cette communication propose de faire le bilan de trois années de pratique d'enseignement à deux voix, axée sur la pratique des élèves. Celle-ci, au centre des apprentissages, apparaît comme une alternative à l' " écrire_compter_cliquer " à la mode et cristallisé dans des grilles de compétence discutables. Au contraire, la pratique des élèves permet de redéfinir les relations entre le destinateur et le destinataire des enseignements, et fait de l'élève non-seulement l'acteur de son propre apprentissage, mais aussi l'acteur de sa vie en société. Parce que la pratique lui donne des clefs de lecture de son environnement proche, elle apparaît comme un formidable dispositif d'apprentissage de l'esprit critique. Ecriture à 4 mains, avec Jean-Baptiste Prévot.

Biennale internationale de l'éducation, de la formation et des pratiques professionnelles., Jul 2012, Paris, France

Partitions suspendues, Partitions circonstancielles, Partitions graphiques et Partitions étendues : l’œuvre comme re-diagrammatisation « écopraxique »

January 01, 2020

Day 3, 11 November 2015, Orpheus Concert Hall, 14:30-15:00
This presentation was part of the DARE 2015: Deleuze and Artistic Research conference organised by Music Experiment 21 and the Orpheus Institute in Ghent, on November 9-11 2015.

Plasticien ouvert à toute mutabilité, mon travail artistique est le travail d'un « bricoleur » enchevêtrant les supports qu’ils soient numériques, picturaux ou sonores, comme le vecteur d’un langage plastique indocile. N’ayant jamais voulu choisir entre les arts plastiques et la musique, je mène un travail artistique où se contaminent, se rapprochent et se confrontent arts plastiques et pratiques musicales.


Dans cet atelier transdisciplinaire, la notion de « partition » (Score) s’est rapidement imposée comme le lieu privilégié de « précurseurs sombres » singuliers. En effet, « sous-produit » ou « objet artistique mineur » (la partition est aussi une « recherche de son propre point de sous-développement »), la partition est la condensation, la précipitation (au sens chimique du terme), de branchements fautifs et de nouveaux raccords entre des percepts des affects et des concepts très hétérogènes. Dans notre atelier, ces partitions se constituent autant d’images que de sons, autant de dessins que de vidéo que de processus interactif ou autogène.   


Nous proposerons une démonstration sonore et visuelle de “partitions” et nous montrerons comment celles-ci engagent des « agencements » en amont de leur réalisation. Des surfaces sensibles d’inscription sur lesquelles on fait l’exercice de la « notation », c’est-à-dire de l’inscription du sensible « comme il tombe ». Les partitions sont des révélateurs (comme on le dit de la photographie) d’accidents et d’interférences, en amont de leur écriture, comme en aval de leur interprétation.


À partir de ces exemples précis nous montrerons comment la « partition » peut être comprise dans le sens étendu que donne Deleuze à la notion de diagramme. En effet, par la perspective d’interprétation que le concept de partition mobilise ensuite, elle ouvre vers de nouvelles lignes de fuites et travaillent à une re-diagrammatisation des signes en présence et récoltés. En cela la « partition » s’opposerait à cet autre diagramme nommé « machine abstraite » et qui referme toutes nouvelles possibilités.


Au contraire, les partitions que nous mettons en œuvre sont ces objets ambigus qui ne sont pas seulement descriptif mais, tout à la fois « ingérant, digérant, redistribuant » s’ouvrant vers des lignes de fuite. La partition apparaîtra dans cette description comme une pratique du démontage, « constituant autant de points d’émergence ou de créativité, de conjonctions inattendues, de continuums improbables », ouverte à toutes les métamorphoses (shapeshifting) et faisant de l’œuvre une prégnance, une actualisation temporaire et collective révélée à égale importance par tous les acteurs-réseaux de son apparition.


Nous choisirons de mêler à l’analyse, quelques exemples d’interprétation live et/ou enregistrée pour faire de ce moment un moment d’échange sur une recherche indissociable de la pratique. Nous nous appuierons sur
(1)    les partitions circonstancielles (underscore) : partitions nomades, écriture dessinée sur le motif (sonore).
(2)    Les partitions suspendues, partitions mutables et interactives, qui propose une re-diagrammatisation des signes en présence qui dans le jeu performatif de sa réalisation engage la fabrication de « nouvelles possibilités de fait ».
(3)    Musique Maigre et musique de poche : recherche autour d’une musique décroissante et écologique.

 « L'esplanade » ou l'épiphanie perpétuelle

January 01, 2020

Cet article est propose d'aborder des figures dynamiques, celles de l'artiste au travail, visibles et audibles dans la pièce l'esplanade (La ferme du buisson, 2010) de Célio Paillard. Les figures « bulles » empruntée à la bande dessinée, « mot-saison » détourné de la pratique du haïku, « décohérence » échappée de la physique quantique permettront de faire apparaître une écriture riche dont la plasticité va se diffuser dans tous les niveaux de la pièce qu'ils soient littéraires, musicales, interactifs et esthétiques.

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